Le monde est un Théâtre (Février 2003) | |
Dimanche 16 20h30 |
Tarif normal 12 €
Tarif membres 8 €
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Monologue théâtral d’après la correspondance et les mémoires d’Hector Berlioz. Interprétation, adaptation et mise en scène : Alain Carré Création à l’occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur (1803-1869) “Le monde est un théâtre ! Shakespeare et Cervantès l’ont dit... mais c’est un théâtre tragique plutôt que bouffon !” (Hector Berlioz) Auréolé du Grand Prix de Rome tant convoité par les compositeurs, pour gagner l’Italie, Berlioz se rend à Marseille d’où il va traverser la mer Ligurienne. Ses sentiments sont à la tristesse : il quitte Paris au moment où commence sa célébrité ; il laisse aussi Camille, sa fiancée, pour accomplir son fatal voyage. A Florence, inquiet et accablé par l’absence de nouvelles de Camille, il reçoit une lettre de Madame Mocke, mère de la jeune fille, qui lui apprend les fiançailles de sa fille avec Camille Pleyel... Trahison ! Berlioz se promet de ne plus jamais composer... pour le piano ! Seule demeure la transcription pour le piano, due à Franz Liszt, de la Symphonie Fantastique composée avant son départ... Berlioz est une célébrité, ce qui ne manquera pas de susciter des jalousies. Le succès, et après ? Berlioz sait que ce genre de victoire reste sans lendemain. Ecarté de Paris et de la France au seuil des années 1840, plus rien ne retient le compositeur, pas même sa femme Harriet, quasiment délaissée. En 1842, il prend une décision qui va l’engager pour sa vie entière : sillonner l’Europe. L’artiste sans public devient un musicien voyageur. Musicien ? Ecrivain aussi... et l’ami ou l’admirateur des plus grands romantiques de son temps : Hugo, Lamartine, Musset, Vigny... “Je suis, dit-il, comme les oiseaux de proie, obligé d’aller chercher ma vie au loin ; les oiseaux de basse-cour seuls vivent bien sur leur fumier !”. Après avoir incarné au théâre Salvador Dali, Rainer Maria Rilke, François Villon, Arthur Rimbaud... Alain Carré endosse l’habit d’Hector Berlioz, compositeur et chef d’orchestre. Ainsi, la correspondance et les mémoires du grand compositeur fixent au travers de la création de ce monologue théâtral l’errance d’un génie toujours en proie à sa terrible interrogation : “Laquelle des deux puissances peut élever l’homme aux plus sublimes hauteurs, l’amour ou la musique ?... C’est un grand problème. Pourtant, il me semble qu’on devrait dire ceci : l’amour ne peut pas donner une idée de la musique, la musique peut en donner une de l’amour... pourquoi séparer l’un de l’autre ? Ce sont les deux ailes de l’âme”. |
Le Gessien, 15 fvrier 2003