Mise en scène et interprétation: Jean-Vincent Brisa
En 1776, Jean-Jacques Rousseau a 64 ans. Il ne lui reste que deux ans à vivre ; il les emploie à rédiger son livre-testament, Les Rêveries du promeneur solitaire. Rêverie : le terme jusqu’alors désigne la folie, le délire, la chimère. Sous la plume du philosophe, il devient le miroir de l’âme selon la nature. Qu’un texte aussi intime puisse devenir objet de spectacle, Jean-Vincent Brisa, comédien, metteur en scène, le récuse. Pieds nus, chemise blanche ouverte sous le costume gris d’un condamné à vie, il endosse les habits du promeneur, joue dans l’isolement, l’enfermement et entraîne le spectateur dans une expérience singulière : celle du non théâtre. Tour à tour chantante, douce, emportée, sa voix donne à entendre et à réentendre — sans fioritures, ni artifice — les mots d’un écrivain dont on s’étonne encore qu’il ait pu, il y a si longtemps, introduire la poésie dans la prose et le questionnement philosophique.
Présentées au Musée de la Révolution française à Vizille et à Avignon en 2011, saluées par une critique élogieuse et un public enthousiaste, ces lumineuses rêveries — les trois premières promenades en fait — valent contemplations.
Spectacle tout public
Durée 1h20
Billets en vente à l'office du tourisme du Pays de Voltaire: 0033(0)4 50 28 09 16
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