Conférence présentée par Christophe Paillard (Université Lyon III)
A la fois admiré et vilipendé par Voltaire, Corneille revient à Ferney avec sa tragédie préférée, Rodogune. Christophe Paillard nous éclaire sur cette singulière « liaison » posthume.
Poète et tragédien, Voltaire rédigea plus de pièces que Corneille et Racine et connut de la part de ses contemporains un accueil au moins comparable à celui qui fut réservé à ses prédécesseurs du Grand Siècle.
En 1764, prenant sous sa protection une petite nièce du tragédien, Marie Corneille, Voltaire fit paraître Les Œuvres de Corneille avec son commentaire. Patronnée par l’Académie française, l’édition, connut un immense succès et servit d’appréciation à l’œuvre du tragédien tout au long du XIXe siècle.
Avec pédagogie et érudition, Christophe Paillard revient sur l’estime -et parfois la mésestime- de Voltaire pour Corneille et au-delà sur les divergences de sensibilité autour de la création théâtrale entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.
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